Vous le savez peut-être, le terme “Plus Size” est sujet à débat depuis plusieurs mois. De nombreuses personnalités, comme l’actrice Melissa McCarthy, souhaitent s’en débarrasser plus que tout. "70% des femmes aux Etats-Unis font une taille 48 et plus, elles sont donc techniquement "plus size"", a-t-elle déclaré en Août dernier. "Vous allez donc prendre la plus grande partie de votre clientèle et lui dire : "vous n'en valez pas vraiment la peine" ? Je trouve cela vraiment étrange". Drop the Plus campaign Les réseaux sociaux ont également vu émerger la tendance #DropThePlus, dont l’objectif était d’envoyer définitivement le “Plus Size” aux oubliettes. Le mouvement a réussi à mobiliser de nombreux mannequins lassées d’être considérées comme des « plus size » et voudraient être simplement vues comme des mannequins. En utilisant ce terme, on renforcerait l’idée que la maigreur serait normale, dans la norme. Tess Holliday s’est récemment exprimée sur le sujet via Twitter : elle soutient l’utilisation du terme “Plus Size” qui, pour elle, n’est pas stigmatisant.

“C’est intéressant de voir des mannequins Plus Size refuser d’être appelées “plus size” mais qui encaissent les chèques d’entreprises PLUS SIZE.”

“Il y a plein de mannequins qui sont manifestement Plus Size et qui seraient ravies de représenter une marque ou une entreprise. Il n’y a pas de honte à être PLUS SIZE.”
Tandis que la mode Plus Size est de plus en plus présente en magasin et que les mannequins Plus Size défilent sur les podiums, le mouvement continue de faire évoluer les mentalités et les normes de beauté… Mais est-ce que le terme ne créerait pas un clivage entre les femmes, basé sur leur taille ? C’est un sujet qui a fait beaucoup débat cette année, une multitude de célébrités et de mannequins ont pris part à la discussion. Certaines ont peur des dérives des agences de mannequinat, comme Leah Kelley à qui on a demandé  de perdre du poids pour être un mannequin taille 36 ou d’en gagner pour être une Plus Size. D’autres, comme l’actrice Rebel Wilson, préfèrent lancer leurs propres lignes de vêtements Plus Size. PlusIsEqual En réponse à #DropThePlus, la marque Lane Bryant a lancé une campagne #PlusIsEqual. "La taille ne compte pas. Je pense qu’il est temps de représenter tous les types de femmes. Fières, fortes, à la mode, stylées, terriblement magnifiques, tout le monde mérite d’être célébré" déclarait Ashley Graham, un des visages de la campagne. “PlusIsEqual montre que les femmes pulpeuses sont acceptées, représentées et prises considération par l’industrie de la mode. Il y a encore beaucoup de progrès à faire mais des campagnes comme celle-ci et #IAmSizeSexy sensibilisent les gens à la diversité des corps et contribuent à faire évoluer les mentalités.” IAmSizeSexy D’autres encore sont assez partagées sur le terme Plus Size, comme Denise Bidot. “Plus Size, “normale” ou entre les temps… Je n’y prête pas attention. Je suis juste une femme. Une femme avec des formes pulpeuses et j’espère qu’un jour, ils arrêteront d’employer le mot plus size. Mais, pour le moment, c’est agréable d’avoir une catégorie rien que pour nous.” Même si le mouvement plus size collectionne les victoires et fait évoluer peu à peu les mentalités dans l'univers de la mode, il est primordial de constamment remettre en question des termes comme celui-ci et de s’assurer qu’ils ne produisent pas l’effet inverse de celui qui est recherché. Une chose est sûre : il est essentiel que le débat continue et de pouvoir compter sur toutes les célébrités et mannequins comme Tess Holliday pour apporter leur pierre à l’édifice.

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